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Le groupe Triskell

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Triskell 

Contenu de la page biographie du groupe Triskell

La biographie


Pol et Hervé Quéfféléant avaient 15 ans lorsqu'ils ont débuté leur carrière artistique sur les planches des Maisons de Quartiers de la ville de Brest. Le trio, composé des deux jumeaux et d'Alain Morizur, jouait les plus grands succès de la musique irlandaise que commençaient à populariser les Cheftains, les Planxty ou les Dubliners, mais il s'insérait déjà dans le renouveau de ce qui allait devenir, à la suite d'Alan Stivell, la folk-musique bretonne. 

C'est dans une de ces soirées qu'ils rencontrent le groupe des Breizeriens que dirigeait René Abjean, dans leur répertoire de chants marins, de chants bretons et de chorals gallois. De cette rencontre décisive naîtra une fidèle collaboration et un enrichissement musical réciproque. 

Le trio prend alors le nom de "Ann Triskell", qui représente si bien le symbole celtique ternaire des trois éléments : l'eau, la terre, le feu. Mais comme les mousquetaires, les trois compères vont se retrouver bientôt à quatre avec l'arrivée de Brieg, le violoniste, qui complétera donc les harpes, guitares et flûtes du trio initial. 

Mais très vite, les Maisons de disques ouvrent leurs portes au jeunes musiciens brestois. Ils feront ainsi leur premier enregistrement au Studio des Dames pour la Maison Phonogramm. Ils succèdent dans ce studio à Alan Stivell qui vient d'enregistrer son magistral "Renaissance de la harpe celtique", ou encore au soeurs Goadeg qui viennent de triompher à Bobino. Les séances d'enregistrement alternent avec celles de Claude Booling ou de Serge Gainsbourg... Rencontres toujours enrichissantes... 

Les voici bientôt appelés en Irlande, pays de leurs rêves musicaux. Lors d'un festival à Letterkenny, non loin de Derry, ils remporteront le second prix d'un concours dont le premier prix sera remporté par un groupe irlandais débutant qui s'appelle "Clannad", avec Moya Brennan et ses frères. On sait la carrière internationale qu'a fait depuis ce groupe dans le progressive-folk, mais à l'époque Enya, la petite soeur de Moya, agées de 6 ans, ne gravissait pas encore les échelons du Top 50 et se contentait de grimper sur les genoux des musiciens bretons. Ce fut aussi l'occasion de joyeuses retrouvailles avec les Dubliners qu'ils avaient rencontrés à Brest peu de temps avant. 

Dès ce moment, on voit poindre chez les Triskell les artisants de ce renouveau de la folk-musique comme on l'appelait alors, dans la lignée du courant inspiré par Alan Stivell. Ils font partie de ces musiciens qui connaissent bien la tradition bretonne, mais aussi tous les aspects de la musique gaélique d"Ecosse ou d'Irlande : du style classique raffiné du harpiste O'Carolan aux chansons de Pubs, du Pibroc'h aux chants jacobites... Avec René Abjean ils ont abordé la polyphonie galloise ou encore les ressources modales de l'ancienne musique bretonne. 

C'est assurément un des groupes qui a le mieux réussi cette synthèse entre les courants majeurs de la musique celtique : ce mélange subtil si universel, ouvert aux musiques du monde, mais en même temps si enraciné dans les profondeurs de la musique populaire : une interprétation actualisée, loin des clichés d'un folklore passéiste, mais sans jamais céder aux accessoires des modes trop éphémères qui font les succès trop faciles des Top 50. 

La vague folk ou pop-celtique les a menés sur les rivages toujours plus lointains, de disque en disque ils découvrent sans cesse des horizons nouveaux, toujours plus colorés, toujours plus multisonores, des harpes péruviennes aux haïkus japonais, changeant parfois de compagnons de route pour des instrumentations toujours nouvelles, mais toujours fidèles au riche patrimoine de leurs pères. 

Les expériences seront multiples : musique de ballet où leur candeur naïve mêle leurs compositions à celle de Wagner ! Musique de films publicitaires, de documentaires qui seront couronnés par des prix, musique d'un feuilleton télévisé à succès (Blanc, Bleu, Rouge)... Tantôt, ce sera un bout de route avec d'autres musiciens : Alan Stivell, René Abjean, Gilles Servat.. Les deux cantates réalisées avec les choeurs du Bout du Monde et Mouez Ar Mor inscriront d'une façon indélébile le mouvement choral breton dans le revival de la musique bretonne. 

Presque plus connus à l'étranger que chez eux (nul n'est prophète en son pays !) ils font régulièrement des tournées en Europe : en Hollande, en Allemagne, en Belgique, en Angleterre, en Espagne, en Italie, partout où les passionnés de musique celtique sont prêts à embarquer avec eux pour le merveilleux continent d'une musique inouïe.